Passion Outremer

La République Dominicaine

...dans une forêt de cocotiers

Les plages de sable blanc magnifiques, sous les plus belles forêts de cocotiers du monde, et tous les plaisirs balnéaires dans des hôtels splendides, mais la Rép' Dom' c'est aussi quelques très beaux témoignages du passé...

Du temps de Christophe Colomb, il y avait une grande île, qu'on appela évidemment Hispaniola.

Aujourd'hui, après les guerres, les traités de paix et les découpages, l'île est divisée entre Haïti à l'Ouest et la République dominicaine à l'Est. Entre les deux, des montagnes hostiles. De colonies en cultures, on parle français (ou créole) en Haïti, et espagnol en République dominicaine. Deux pays très pauvres dont le second a choisi de développer le tourisme, en construisant de beaux hôtels sur des plages de rêve, en formant les habitants – quelques uns en tout cas - à tous les métiers de l'hôtellerie : ils savaient déjà sourire et accueillir gentiment. Les"resorts", les hôtels-clubs, pouvaient ouvrir.

Et c'est devenu une véritable spécialité dominicaine ! Avec une particularité : le "tout inclus", à des tarifs très attractifs. La plupart de ces resorts ont adopté la formule. Au centime près, on peut acheter depuis la France un séjour en pension complète, totalement complète, y compris les sports (sauf motorisés), y compris les apéritifs, le vin, la bière, les glaces et les gâteaux des enfants, autant qu'ils en veulent, à toute heure du jour.
L'inconvénient et l'avantage sont là, justement : le visiteur, n'a guère envie de sortir, d'aller voir ailleurs, de découvrir le pays, d'en rencontrer les habitants.
Or le véritable charme de ce pays étrange, différent, repose sur l'accueil des Dominicains, souriants, généreux : ils savent se détourner de leur chemin, sortir de leur maison, pour guider l'étranger, et ne craignent pas non plus de lui proposer un rafraîchissement, un fruit, un gâteau...

Et puis il y a la capitale, Saint-Domingue, Santo Domingo de Guzman.
C'est ici que les Colomb arrivèrent : Christophe bien sûr en 1492 – le premier voyage : il était alors accompagné d'une trentaine de voyous - puis un an plus tard, par la côte Nord, avec son petit frère, Bartolomeo, puis son fils Diego, pour lequel Papa Cristobal construisit le somptueux Alcazar. Hormis à Cuba, nulle part on ne trouve d'aussi riches trésors du passé, d'aussi beaux témoignages de l'Histoire : elle suinte de chacune des belles pierres blanches, elle parle d'Isabelle la Catholique, pour qui les navigateurs cherchaient l'Eldorado, et surtout l'or, elle parle du corsaire anglais Sir Francis Drake, qui mit la ville à sac... C'est à l'Alcazar que furent préparées les conquêtes de Porto Rico, de la Floride, du Mexique, du Guatemala, de la Colombie, et finalement du Pérou. C'est aussi à cause de tous ces pays, bien plus riches, que l'Espagne abandonna Saint-Domingue...
A Saint-Domingue, il faut sentir cette atmosphère si particulière, comme si les conquistadores étaient encore là, prêts à assassiner les doux Indiens Taïnos, présents depuis des siècles, et qui avaient su résister aux terribles Caraïbes. Passé l'Alcazar, voici la Calle de las Damas, la première d'Amérique à être pavée, la forteresse de Santo Domingo y Ozama, qui garde et domine le fleuve Ozama, la Tour del Homenaje, la première construction militaire des Amériques, haute de 18 mètres, l'actuelle Ambassade de France, où Hernan Cortès vécut et prépara l'invasion du Mexique, le Musée de las Casas Reales où se tint la Cour Suprême, etc. Et un peu plus loin, la première cathédrale des Amériques : Santa Maria la Menor, l'église de l'ancien couvent des Dominicains, où le Frère Anton de Montesinos dénonça le génocide des Taïnos, quelques autres belles églises encore.

Sur la côte Nord, La Isabella est peut-être l'endroit le plus historique du pays : c'est ici que débarquèrent Colomb, ses 17 bateaux et ses 1500 hommes, le 11 janvier 1493, lors du second voyage des Espagnols en Amérique. Hélas, il ne reste pas grand chose de la première cité (on construisait alors en bois), mais le site archéologique est émouvant.

On remonte alors vers le pays, en passant par Santiago, ses montagnes "les Petites Alpes" et le Pico Duarte qui culmine à 3175 m. sa verdure, ses rivières fraîches, ses balades à dos de cheval ou de mulets.
Et puis, vers le Nord-Est, voici Puerto Plata, son vieux fort de brique, bien plus récent, avec ses canons rouillés, son musée de l'ambre, ses rues où coule le calme et la nonchalance...

On poursuit vers la presqu'Île de Samana, à travers tantôt une rizière, des champs de cacao, des caféiers, des bananeraies. Ah !! et voilà sa baie : magnifique, loin de tout. Encore et toujours des plages immenses, des petites routes : Les baleines ne viennent elles pas en hiver y danser ?
Puis c'est la baie de Los Haïteses, son passé de pirates et de contrebandiers dans une immense réserve protégée avec ses palétuviers et ses mogotes.

N'oublions pas le doux village de Saona qui ne saurait se limiter à une seule île, but d'excursion, le Lac Enriquillo et ses crocodiles et puis... dites, qui donc affirmait qu'il n'y a rien à voir, rien à faire, en "Rep.Dom."?

Fiche technique

Situation

Au Nord de l'arc des Antilles, à l'Est de Cuba (ce sont les "Grandes Antilles"), et juste au Sud du Tropique du Cancer. Sur l'île d'Hispaniola ( 77910 km2), la République dominicaine occupe 48730 km2 (63%). 8,5 millions d'habitants (Plus de 50% ont moins de vingt ans). Langue officielle : l'espagnol. Mais dans les resorts, on parle anglais, et souvent français.

Vols réguliers

Au départ de Paris : Air France et Corsair. Au départ de l'île de Cuba : Cubana de Aviacion. Au départ de San Juan de Porto-Rico : Iberia. Nombreux vols charters au départ de France.

Décalage horaire

6 heures en été, 5 heures en hiver. La République dominicaine ne change jamais d'heure.

Formalités

Carte nationale d'identité (plastifiée) ou passeport en cours de validité. Pas de visa. Achat obligatoire d'une "carte de tourisme" à l'arrivée (avant la douane), moyennant 20 euros. Il faudra payer une taxe équivalente (20 dollars US*) au moment de repartir, avant de passer la police et de monter dans l'avion du retour.

Monnaie

Le peso dominicain ($Do). Mais le dollar US marche très bien (prévoir de petites coupures), ainsi que l'Euro. Cartes bancaires dans les resorts.

Santé

Aucun vaccin requis. Pas de fièvre jaune, pas de malaria. Principaux dangers : la musique de merengue et de bachata. Et le rhum !

Quand y aller ?

Toute l'année, la température de l'air varie, le jour, de 25 à 30°, un peu moins la nuit. Comme partout sous les tropiques, la période sèche dit du "carême" va de décembre à avril.

Parcs nationaux

En République dominicaine, on se soucie beaucoup d'écologie, et 20% de la surface du pays est consacrée aux Parcs nationaux. Deux incontournables : la baie de Samana, pour aller voir les baleines de janvier à avril, et le Parc de Los Haïtises au Sud de la presqu'île de Samana. Et quelques villages exceptionnels, pas encore trop touristiques, comme Las Terrenas, ou Las Galeras.

* soumis à modification

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